Je suis en manque… d’expériences ! 

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Dans mon cas, le manque d’expériences est la raison qui revient de façon systématique. En général, et pour ne rien vous cacher, je remercie le recruteur de son explication et lui dit que « je comprends », alors qu’en fait pas du tout ! Je postule uniquement à des missions dédiées à des débutants et au maximum qui demandent deux ans d’expériences.

Alors dans l’hypothèse où un recruteur tomberait sur cet article, voila ce que je souhaiterais vraiment lui dire :

Pas d’expériences ? Ah oui, c’est vrai que lors de mon stage en rédaction web, je n’ai fait que de servir des cafés. Non, je n’ai pas écrit une ligne sur le site, je n’ai pas du tout fait d’interviews, je n’ai jamais fait de veille sur le net, ni de revue de presse… Et c’est pour ça que comme beaucoup d’étudiants, j’ai été rémunérée 417 euros (plus les tickets restaurant) pour un 35 heures. Bah n’exagérons rien, pour apporter des cafés, c’est déjà cher payé, n’est-ce pas ?

Et puis, parlons du Service civique (qui aujourd’hui sert parfois à prendre des jeunes à faible coût pour de « vrais » postes demandant de l’expériences)… 10 mois dans une fédération d’associations, 24 heures par semaine et environ 500 euros d’indemnisation pour être web reporter. De la même façon, je n’ai absolument pas monter le site de la structure avec l’aide d’un développeur. Je ne suis pas du tout partie à la rencontre des affiliés, je n’ai pas créé des supports de communication multimédias. Non, j’ai juste passé la moitié de mon temps à parler à mon amie (également en Service civique) et l’autre moitié à brasser de l’air. (Vous savez que depuis, mes bras ressemblent à ceux de Laure Manadou)

Et pour finir, je tenais à évoquer mon alternance d’un an en fondation d’entreprise. (Je tiens juste à préciser que pour certains recruteurs, l’alternance n’est pas comptabilisée comme une expérience). Mon poste ? Chargée de mission (de glandouille, évidemment). Je n’ai eu aucune demande de subvention à traiter, aucun article à rédiger, aucun support de communication à créer. Et puis, pendant le grand événement sportif interne organisé par mon équipe pendant mon alternance, j’ai juste pris un Mojito et je suis tranquillement allée m’asseoir dans un transat, toute la journée…

Franchement, chers recruteurs, évidemment que je n’ai pas beaucoup d’expériences, je sors d’études ! Par contre, grande nouvelle (et je pense qu’il vaudrait mieux que vous soyez assis pour le savoir) je suis capable d’apprendre de nouvelles choses ! Surprenant n’est-ce pas ? Et puis, ça vous dirait de briser un cercle vicieux de temps en temps ? Oui, parce si personne ne me donne ma chance, je continuerai à être en manque d’expériences… ‘Fin, j’sais pas, peut-être…(Cf. Nos jours heureux !)

The Chômeuse go on

Je suis en manque… d’expériences ! 

Le recruteur modèle et les autres…

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Après quelques mois de recherche d’emploi, j’ai eu l’occasion de me frotter à plusieurs types de recruteurs. Il y a ceux qui sont respectueux et professionnels et puis il y a les autres..

Le recruteur modèle (le top du top, la crème de la crème, le fin du fin)

Après l’envoi de ma lettre de motivation et de mon CV, je reçois un accusé de réception de la structure. Parfait, j’attends donc la clôture des candidatures pour faire ma première relance par mail. Le recruteur, toujours très respectueux, me répond dans la journée pour me dire que le process est en cours et que j’aurai des informations à telle date. (Merci ! Tu déchires tout bonhomme). Après la réception d’une réponse négative type, je m’empresse de demander un retour plus personnalisé pour améliorer ma recherche. Le recruteur me remercie de ma démarche et me donne les points négatifs et positifs.

Avec un recruteur professionnel, l’affaire est classée, je prends les critiques constructives et je poursuis ma recherche…

Mais le problème c’est qu’il y a les autres (et la liste est loin d’être exhaustive)

– Les recruteurs amnésiques : ils oublient d’envoyer une réponse négative. Pour tout vous expliquer, je fonctionne d’abord avec une relance par mail une dizaine de jours après l’envoi de ma candidature, histoire de ne pas jeter une bouteille à la mer. Si je ne reçois pas de retour, je me permets d’appeler directement. Un jour, sans nouvelles, j’appelle la structure et tombe sur la secrétaire charmante au demeurant qui me dit : « Ah, je suis désolée, c’est de ma faute, j’ai oublié de vous envoyer une réponse négative ». (Elle devait vraiment avoir une petite mémoire pour avoir « oublié » mes deux premières relances par mail, mais allez, faute avouée à moitié pardonnée…)

– Ceux qui vous envoient sur les roses parce que vous avez osé demander où en était le processus de recrutement. Un jour, j’ai eu le droit au téléphone : « Bah si on ne vous a pas appelé, c’est que la décision n’a pas encore été prise ! ». (Ah oui pardon, c’est vrai que tout le monde est télépathe… Et suis-je bête, c’est pas tellement votre boulot de répondre aux questions des candidats…)

– Les recruteurs spécialisés dans la boulette : ils se trompent dans l’intitulé du poste proposé dans une réponse négative (c’est une amie qui m’a rapporté cette histoire). Pour s’assurer qu’on lui refusait bien le bon poste, elle avait tout de même renvoyé un mail à la RH. Sans même mettre les formes de politesse, du genre : « Bonjour, bla-bla-bla, bien cordialement, signé le recruteur de l’année », la RH lui avait simplement répondu : « oui, il s’agit bien de ce poste ».

– les recruteurs Bernard Pivot : ils font des fôtes, é dais fauthes d’or taux graphe… Mais je ne m’étalerai pas là dessus, on en a déjà parlé précédemment

– Les recruteurs « Je m’en foutiste » : ils ne font pas l’effort de faire une réponse personnalisée aux derniers candidats ayant passé des entretiens. (C’est encore une histoire rapportée, je fréquente beaucoup de chômeurs…). Même après un entretien, mon amie a du relancer le recruteur pour n’obtenir au final qu’une réponse négative-type. Légèrement insatisfaite, elle s’est permise de demander les raisons du refus… Et devinez quoi, jusqu’à ce jour : rien, nada…

Je comprends que gérer au minimum une centaine de candidatures, c’est difficile. Mais quand le recruteur demande de respecter des consignes pour postuler (comme écrire une lettre manuscrite, envoyer par voie postale ou ne postuler que par l’intermédiaire du site sur lequel vous avez trouvé l’annonce), les candidats le font. Pourquoi n’y aurait-il pas un retour à la même mesure ? Est-ce si difficile que ça de respecter la personne en face de soi ?

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Le recruteur modèle et les autres…