Les perles de Pôle emploi 

Pole-emploi-vos-pires-anecdotes Même si j’ai eu mes propres expériences chez Pôle emploi, j’ai eu envie d’avoir des échos d’amis chômeurs. Et après un petit appel à témoignages, j’ai récolté des perles qui me poussent à croire aujourd’hui que Pôle emploi devrait se reconvertir en bijouterie…

– Le conseiller qui sait approximativement faire son travail : j’ai eu un entretien à plus d’une centaine de kilomètres de chez moi. On m’a expliqué au premier rendez-vous PE, que je pouvais bénéficier d’une aide à la mobilité. Parfait ! Je patiente environ 30 minutes dans l’agence (alors en fait pas du tout, c’était plutôt 2h30… J’ai même eu le temps d’aider un monsieur à remplir son dossier d’inscription). Je suis reçue, par un conseiller, très sympa mais en plein tourment parce qu’en octobre dernier, leur logiciel faisait peau neuve (ou quelque chose du genre, je ne me souviens plus exactement). Il y avait des bugs et les salariés de PE ne pouvaient pas accéder à leur outil de travail. On commence malgré tout à faire les démarches et on attend que ma demande soit prise en compte… On attend… On attend encore un petit peu et puis je finis par lui demander (comme ça, par hasard) si on ne peut pas la faire de façon rétroactive ? « Ah mais c’est pas bête du tout ! ».  Alors juste entre nous, on peut faire une demande d’aide à la mobilité dans les sept jours qui suivent l’entretien… (Je dis ça juste au cas où vous tombiez sur le même type de conseiller réactif et renseigné)

– La conseillère, championne de la logique : au premier rendez-vous PE, on vous demande dans quel endroit vous voudriez effectuer votre recherche, n’est-ce pas ? « Dans toute la France » a répondu une internaute. (Atttention, suivez-bien, c’est compliqué cette histoire…). La conseillère poursuit en lui demandant la distance qu’elle souhaiterait au maximum parcourir entre son domicile et son lieu de travail : « 45 minutes ». Ça va je n’ai perdu personne ? Non, parce que la conseillère elle, était un peu confuse : « Mais comment est-ce que vous allez faire ? Entre Vannes (le lieu de résidence actuel de l’internaute) et Nantes, ça fait une heure en voiture »… Oui effectivement, après il y a ce qu’on appelle le déménagement. (Mais je dis ça, je ne dis rien).

– Pôle emploi, une machine de guerre de l’organisation : une internaute se fait radier pour ne pas s’être présentée à un entretien. Elle aurait du faire attention me direz-vous et être plus sérieuse, non ? Oui, enfin même si c’était elle qui avait fait la demande pour discuter d’un projet de formation et que pour le coup elle y était bien allée ?

– Pôle emploi, le bijoutier (oui, je préfère vous avertir, cette histoire est une pépite). Fuyant les CDI par choix, notre amie travaille en cumulant différents types de contrats (CDD, cachets, chèques emploi service…). Seulement il arrive que des mois soient plus maigres que d’autres. Inscrite chez PE, elle s’actualise en déclarant les heures travaillées d’un petit mois et reçoit 750 euros d’indemnisation. Jusqu’ici tout va bien, mais pas au goût de PE qui lui demande de rembourser la somme versée. En plein travail et donc dans l’impossibilité de venir faire un tour dans notre agence préférée, notre internaute envoie donc des lettres recommandées pour savoir ce qu’il en est. Bien sûr, pas réponse. Résultat ? Elle reçoit une lettre des huissiers lui réclamant le montant de l’indemnisation. Un tantinet furax, notre amie appelle l’agence et voici ce qu’on lui répond : « Ah mais en fait, le nombre d’heures travaillé qui a été enregistré n’est pas le bon, vous avez droit à 560 euros ».

Le pire dans l’histoire, c’est que ce n’est pas la première fois qu’elle doit rembourser PE mais la cinquième fois. On peut faire des boulettes dans la vie, mais faire cinq fois la même, c’est comment dire… « pousser le bouchon, un peu trop loin » ? Et puis allez cerise sur le gâteau, notre amie a déclaré et payé aux impôts des sommes plus importantes. Il lui faudrait des justificatifs pour ajuster ce qu’elle verse à l’Etat. Mais bon, même dans l’erreur, PE n’a pas peur et ne fait rien…

Merci PE !

The Chômeuse go on

Les perles de Pôle emploi 

Le chômage, un art de vivre !

artdevivreLe chômage, c’est un art de vivre ! Pour ma part, il se résume à peu près ainsi : 

– J’ai pris un abonnement chez Netflix

– Je me suis mis en favoris plusieurs sites de streaming (oui, ils n’ont pas encore tout sur Netflix)

– Je connais mieux que quiconque les émissions de télévision, surtout celles qui passent au beau milieu de l’après-midi : Comment ça va bien ? ou C’est toute une histoire…

– Il m’arrive parfois de ne plus savoir quel jour on est (mais c’est un peu le lot de beaucoup de vacanciers, vous me direz)

– J’ai des horaires complètement décalés : réveillée à 10h, couchée à 3h (ce n’est pas ma faute, c’est celle de Netflix)

– Je pense après chaque réponse négative à plein d’idées toutes plus farfelues les unes que les autres (écrire des livres pour enfants, monter un site de rencontres après avoir suivi des leçons de codes sur OpenClassrooms, me faire l’argent avec une chaîne YouTube…)

– J’ai commencé à cuisiner et à faire des pizzas maison, des quiches, des tartes, des gâteaux… et même une brioche que mes proches ont finalement appelée « la choke brioche » : j’avais mis un brin trop de farine… La brioche avait eu tendance à étouffer

– J’ai eu ma période « bracelets élastique »

– Je passe du temps avec mes amis (eux aussi sont au chômage, mais ce sont les seules personnes qui sont libres… tous les jours de la semaine… et du week-end)

– Je rafraîchis au moins 50 000 fois ma boite mails par jour, pour voir si j’ai des retours de recruteurs… En même temps, je sais qu’un mail est plus un mauvais signe qu’un bon…

Pour être tout à fait juste, tout n’est pas mauvais dans le chômage. J’en profite pour augmenter mes compétences et tenter de nouvelles choses : 

– Je me suis mis à coder sur OpenClassrooms (allez-y, ça vaut vraiment le coup. C’est très bien expliqué et ça fait passer le temps)

– Je me suis inscrite sur des sites de concours de design (Brandsupply, 99designs et il en existe plein d’autres…) pour m’entraîner à utiliser les logiciels de PAO et peut-être me faire un peu d’argent si je suis sélectionnée

– J’ai le temps d’écouter des conférences TedX (elles sont de qualité et traitent de thématiques différentes, n’hésitez pas à en écouter)

– J’ai le temps de lire et surtout d’écrire…

The Chômeuse go on

Le chômage, un art de vivre !

Mon sixième mois… Enceinte ? Non, juste au chômage

A photo taken on September 30, 2014 in Villeneuve-d'Ascq shows the logo of a French Pole Emploi employment agency during a symposium on employment.  AFP PHOTO PHILIPPE HUGUENAprès six mois, six longs mois de chômage, j’ai enfin pris la décision d’écrire ma passionnante vie de chômeuse !

Et pourquoi me direz-vous ? Je dis : pourquoi pas ! Je rédige une grande partie de la semaine des lettres de motivation, je peux bien écrire un peu plus, et franchement, je trouve ça beaucoup plus sympa… Je vais tenter de le faire de façon humoristique : broyer du noir, c’est pas vraiment mon truc et vous plomber le moral si vous tombez sur le blog, ce n’est pas non plus mon objectif.

A quoi ça sert de faire ça ? Je devrais plutôt me concentrer sur ma recherche, hein ? Oui, « c’est pas faux » comme dirait Karadoc. Je dirais que c’est une sorte de catharsis. Je vais peut-être un peu épargner mon entourage de ma mauvaise humeur chronique. (Oui, oui, oui, le chômage, c’est pire que la mauvaise période pour les filles, ça vous plonge dans un état d’irritation quasi permanent…).

Et pour personnaliser un peu plus tout ça, je m’appelle Sarah, je vais bientôt avoir 27 ans et je suis revenue vivre chez mes parents à la campagne (Pôle Emploi verse bien des indemnités, mais pour assumer seule un appartement en ville, c’est coton).

J’ai plein de surnoms : tronche de nem, la noich’, manman. En fait, mes traits tirent un peu du côté de l’Asie et en général, j’aime bien jouer à la maman en coachant des plus jeunes que moi…

J’ai un master d’histoire contemporaine après avoir écrit un mémoire sur le développement des surgelés en France (je ne suis pas en train de mentir) et j’ai repris mes études pour faire un peu de communication digitale, histoire d’avoir un master professionnel. Aujourd’hui, je recherche un poste de chargée de communication dans le secteur associatif.

Sans grande surprise, les associations ont peu d’argent à dépenser et prennent en général des contrats aidés pour répondre à leurs besoins. En clair, je n’ai pas passé suffisamment de mois en tant que chômeuse : un ou deux ans seraient les bienvenus dans mon CV pour pouvoir obtenir un poste en asso…

Je reste malgré tout positive, parce que le contraire n’aide absolument pas. Si mon blog peut faire sourire quelques chômeurs (ou des actifs, je ne fais pas de discrimination), tant mieux et surtout gardons le moral !

Chômeusement vôtre

Mon sixième mois… Enceinte ? Non, juste au chômage