Je suis en manque… d’expériences ! 

manque-experience-cv-conseils-une

Dans mon cas, le manque d’expériences est la raison qui revient de façon systématique. En général, et pour ne rien vous cacher, je remercie le recruteur de son explication et lui dit que « je comprends », alors qu’en fait pas du tout ! Je postule uniquement à des missions dédiées à des débutants et au maximum qui demandent deux ans d’expériences.

Alors dans l’hypothèse où un recruteur tomberait sur cet article, voila ce que je souhaiterais vraiment lui dire :

Pas d’expériences ? Ah oui, c’est vrai que lors de mon stage en rédaction web, je n’ai fait que de servir des cafés. Non, je n’ai pas écrit une ligne sur le site, je n’ai pas du tout fait d’interviews, je n’ai jamais fait de veille sur le net, ni de revue de presse… Et c’est pour ça que comme beaucoup d’étudiants, j’ai été rémunérée 417 euros (plus les tickets restaurant) pour un 35 heures. Bah n’exagérons rien, pour apporter des cafés, c’est déjà cher payé, n’est-ce pas ?

Et puis, parlons du Service civique (qui aujourd’hui sert parfois à prendre des jeunes à faible coût pour de « vrais » postes demandant de l’expériences)… 10 mois dans une fédération d’associations, 24 heures par semaine et environ 500 euros d’indemnisation pour être web reporter. De la même façon, je n’ai absolument pas monter le site de la structure avec l’aide d’un développeur. Je ne suis pas du tout partie à la rencontre des affiliés, je n’ai pas créé des supports de communication multimédias. Non, j’ai juste passé la moitié de mon temps à parler à mon amie (également en Service civique) et l’autre moitié à brasser de l’air. (Vous savez que depuis, mes bras ressemblent à ceux de Laure Manadou)

Et pour finir, je tenais à évoquer mon alternance d’un an en fondation d’entreprise. (Je tiens juste à préciser que pour certains recruteurs, l’alternance n’est pas comptabilisée comme une expérience). Mon poste ? Chargée de mission (de glandouille, évidemment). Je n’ai eu aucune demande de subvention à traiter, aucun article à rédiger, aucun support de communication à créer. Et puis, pendant le grand événement sportif interne organisé par mon équipe pendant mon alternance, j’ai juste pris un Mojito et je suis tranquillement allée m’asseoir dans un transat, toute la journée…

Franchement, chers recruteurs, évidemment que je n’ai pas beaucoup d’expériences, je sors d’études ! Par contre, grande nouvelle (et je pense qu’il vaudrait mieux que vous soyez assis pour le savoir) je suis capable d’apprendre de nouvelles choses ! Surprenant n’est-ce pas ? Et puis, ça vous dirait de briser un cercle vicieux de temps en temps ? Oui, parce si personne ne me donne ma chance, je continuerai à être en manque d’expériences… ‘Fin, j’sais pas, peut-être…(Cf. Nos jours heureux !)

The Chômeuse go on

Je suis en manque… d’expériences ! 

Les perles de Pôle emploi 

Pole-emploi-vos-pires-anecdotes Même si j’ai eu mes propres expériences chez Pôle emploi, j’ai eu envie d’avoir des échos d’amis chômeurs. Et après un petit appel à témoignages, j’ai récolté des perles qui me poussent à croire aujourd’hui que Pôle emploi devrait se reconvertir en bijouterie…

– Le conseiller qui sait approximativement faire son travail : j’ai eu un entretien à plus d’une centaine de kilomètres de chez moi. On m’a expliqué au premier rendez-vous PE, que je pouvais bénéficier d’une aide à la mobilité. Parfait ! Je patiente environ 30 minutes dans l’agence (alors en fait pas du tout, c’était plutôt 2h30… J’ai même eu le temps d’aider un monsieur à remplir son dossier d’inscription). Je suis reçue, par un conseiller, très sympa mais en plein tourment parce qu’en octobre dernier, leur logiciel faisait peau neuve (ou quelque chose du genre, je ne me souviens plus exactement). Il y avait des bugs et les salariés de PE ne pouvaient pas accéder à leur outil de travail. On commence malgré tout à faire les démarches et on attend que ma demande soit prise en compte… On attend… On attend encore un petit peu et puis je finis par lui demander (comme ça, par hasard) si on ne peut pas la faire de façon rétroactive ? « Ah mais c’est pas bête du tout ! ».  Alors juste entre nous, on peut faire une demande d’aide à la mobilité dans les sept jours qui suivent l’entretien… (Je dis ça juste au cas où vous tombiez sur le même type de conseiller réactif et renseigné)

– La conseillère, championne de la logique : au premier rendez-vous PE, on vous demande dans quel endroit vous voudriez effectuer votre recherche, n’est-ce pas ? « Dans toute la France » a répondu une internaute. (Atttention, suivez-bien, c’est compliqué cette histoire…). La conseillère poursuit en lui demandant la distance qu’elle souhaiterait au maximum parcourir entre son domicile et son lieu de travail : « 45 minutes ». Ça va je n’ai perdu personne ? Non, parce que la conseillère elle, était un peu confuse : « Mais comment est-ce que vous allez faire ? Entre Vannes (le lieu de résidence actuel de l’internaute) et Nantes, ça fait une heure en voiture »… Oui effectivement, après il y a ce qu’on appelle le déménagement. (Mais je dis ça, je ne dis rien).

– Pôle emploi, une machine de guerre de l’organisation : une internaute se fait radier pour ne pas s’être présentée à un entretien. Elle aurait du faire attention me direz-vous et être plus sérieuse, non ? Oui, enfin même si c’était elle qui avait fait la demande pour discuter d’un projet de formation et que pour le coup elle y était bien allée ?

– Pôle emploi, le bijoutier (oui, je préfère vous avertir, cette histoire est une pépite). Fuyant les CDI par choix, notre amie travaille en cumulant différents types de contrats (CDD, cachets, chèques emploi service…). Seulement il arrive que des mois soient plus maigres que d’autres. Inscrite chez PE, elle s’actualise en déclarant les heures travaillées d’un petit mois et reçoit 750 euros d’indemnisation. Jusqu’ici tout va bien, mais pas au goût de PE qui lui demande de rembourser la somme versée. En plein travail et donc dans l’impossibilité de venir faire un tour dans notre agence préférée, notre internaute envoie donc des lettres recommandées pour savoir ce qu’il en est. Bien sûr, pas réponse. Résultat ? Elle reçoit une lettre des huissiers lui réclamant le montant de l’indemnisation. Un tantinet furax, notre amie appelle l’agence et voici ce qu’on lui répond : « Ah mais en fait, le nombre d’heures travaillé qui a été enregistré n’est pas le bon, vous avez droit à 560 euros ».

Le pire dans l’histoire, c’est que ce n’est pas la première fois qu’elle doit rembourser PE mais la cinquième fois. On peut faire des boulettes dans la vie, mais faire cinq fois la même, c’est comment dire… « pousser le bouchon, un peu trop loin » ? Et puis allez cerise sur le gâteau, notre amie a déclaré et payé aux impôts des sommes plus importantes. Il lui faudrait des justificatifs pour ajuster ce qu’elle verse à l’Etat. Mais bon, même dans l’erreur, PE n’a pas peur et ne fait rien…

Merci PE !

The Chômeuse go on

Les perles de Pôle emploi 

Le recruteur modèle et les autres…

gestes à éviter en entretien_0

Après quelques mois de recherche d’emploi, j’ai eu l’occasion de me frotter à plusieurs types de recruteurs. Il y a ceux qui sont respectueux et professionnels et puis il y a les autres..

Le recruteur modèle (le top du top, la crème de la crème, le fin du fin)

Après l’envoi de ma lettre de motivation et de mon CV, je reçois un accusé de réception de la structure. Parfait, j’attends donc la clôture des candidatures pour faire ma première relance par mail. Le recruteur, toujours très respectueux, me répond dans la journée pour me dire que le process est en cours et que j’aurai des informations à telle date. (Merci ! Tu déchires tout bonhomme). Après la réception d’une réponse négative type, je m’empresse de demander un retour plus personnalisé pour améliorer ma recherche. Le recruteur me remercie de ma démarche et me donne les points négatifs et positifs.

Avec un recruteur professionnel, l’affaire est classée, je prends les critiques constructives et je poursuis ma recherche…

Mais le problème c’est qu’il y a les autres (et la liste est loin d’être exhaustive)

– Les recruteurs amnésiques : ils oublient d’envoyer une réponse négative. Pour tout vous expliquer, je fonctionne d’abord avec une relance par mail une dizaine de jours après l’envoi de ma candidature, histoire de ne pas jeter une bouteille à la mer. Si je ne reçois pas de retour, je me permets d’appeler directement. Un jour, sans nouvelles, j’appelle la structure et tombe sur la secrétaire charmante au demeurant qui me dit : « Ah, je suis désolée, c’est de ma faute, j’ai oublié de vous envoyer une réponse négative ». (Elle devait vraiment avoir une petite mémoire pour avoir « oublié » mes deux premières relances par mail, mais allez, faute avouée à moitié pardonnée…)

– Ceux qui vous envoient sur les roses parce que vous avez osé demander où en était le processus de recrutement. Un jour, j’ai eu le droit au téléphone : « Bah si on ne vous a pas appelé, c’est que la décision n’a pas encore été prise ! ». (Ah oui pardon, c’est vrai que tout le monde est télépathe… Et suis-je bête, c’est pas tellement votre boulot de répondre aux questions des candidats…)

– Les recruteurs spécialisés dans la boulette : ils se trompent dans l’intitulé du poste proposé dans une réponse négative (c’est une amie qui m’a rapporté cette histoire). Pour s’assurer qu’on lui refusait bien le bon poste, elle avait tout de même renvoyé un mail à la RH. Sans même mettre les formes de politesse, du genre : « Bonjour, bla-bla-bla, bien cordialement, signé le recruteur de l’année », la RH lui avait simplement répondu : « oui, il s’agit bien de ce poste ».

– les recruteurs Bernard Pivot : ils font des fôtes, é dais fauthes d’or taux graphe… Mais je ne m’étalerai pas là dessus, on en a déjà parlé précédemment

– Les recruteurs « Je m’en foutiste » : ils ne font pas l’effort de faire une réponse personnalisée aux derniers candidats ayant passé des entretiens. (C’est encore une histoire rapportée, je fréquente beaucoup de chômeurs…). Même après un entretien, mon amie a du relancer le recruteur pour n’obtenir au final qu’une réponse négative-type. Légèrement insatisfaite, elle s’est permise de demander les raisons du refus… Et devinez quoi, jusqu’à ce jour : rien, nada…

Je comprends que gérer au minimum une centaine de candidatures, c’est difficile. Mais quand le recruteur demande de respecter des consignes pour postuler (comme écrire une lettre manuscrite, envoyer par voie postale ou ne postuler que par l’intermédiaire du site sur lequel vous avez trouvé l’annonce), les candidats le font. Pourquoi n’y aurait-il pas un retour à la même mesure ? Est-ce si difficile que ça de respecter la personne en face de soi ?

The Chômeuse go on

Le recruteur modèle et les autres…

Le blues du chômeur

saint-valentin-couple-amour-celibataire-fille

Si le businessman a le blues, je peux vous assurer que le chômeur est loin d’être épargné. Je ne sais pas si c’est la même chose pour tous les chômeurs mais mes périodes de déprime, mes coups de mou ou mes moments de cafard (appelez-les comme vous le voulez, le sentiment reste le même) sont cycliques.

Au début je parvenais à rester optimiste pendant des périodes assez longues (un à deux mois) et ce malgré les réponses négatives. Je me disais : « adopte un état d’esprit de gagnante c’est comme ça qu’on peut saisir des opportunités ! »

Mais plus le temps avance, plus les cycles se raccourcissent. Les quatre derniers jours ont été difficiles pour moi. Je n’avais aucune envie d’écrire, de me lever ou de faire quoi que ce soit…

Ce que peuvent penser les gens : Pauvre petit bout ! Elle ne fiche rien de sa journée et elle justifie ses grasses matinées et sa fainéantise en disant qu’elle broie du noir… Il faudrait la plaindre et la comprendre en plus ? Les actifs ne dépriment pas peut-être ? C’est eux, qui financent les indemnités de tireur-au-flanc (comme moi), ils n’ont tout simplement pas autant de temps pour s’épancher sur leur sort (pas comme ces foutus chômeurs).

Je sais que travailler n’est pas toujours une partie de plaisir et tous les actifs ont évidement tous les droits de se plaindre. Ce qui est insupportable dans le chômage est de se retrouver coincée, bloquée, figée dans l’inaction.

Bien sûr, je trouve des subterfuges pour occuper mon temps : lire, faire des gâteaux, du saut à l’élastique, de la plongée sous-marine… (Les deux dernières activités ne sont pas vraies, mais vous voyez ce que je veux dire, c’est le genre de réponse à donner à une personne qui vous demande : mais qu’est-ce que tu fais de tes journées ?), mais je n’exerce pas l’activité que je suis capable d’occuper aujourd’hui.

Et puis, vous savez, cela se saurait si le chômage payait vraiment… Sans un salaire décent, je suis coincée. Je ne peux pas me projeter à long-terme, et envisager des évolutions dans ma vie comme le fait de m’installer par exemple ou acheter des produits plus chers que de simples fringues.

Pour être totalement franche, je suis frustrée, complètement frustrée de ne pas pouvoir maîtriser tous les paramètres : mon changement de situation ne dépend pas de moi en dernière instance. Il faut qu’un recruteur, parmi la centaine de candidatures envoyées pour un poste (encore je suis gentille) et après avoir fait passer une bonne vingtaine d’entretiens, se dise : oui, c’est elle que je prends !

Alors même s’il fait beau, même si les oiseaux commencent à chanter le matin et que je suis nourrie, logée et blanchie, parfois j’ai le blues d’être aussi impuissante. Ce qui m’aide aujourd’hui est de me dire que dans le pire des cas, si je n’ai pas de travail, je vais m’en créer un…

The Chômeuse go on

Le blues du chômeur

Le chômeur, ce fainéant !

ne_rien_faire

Certaines personnes, celles qui ne me connaissent pas vraiment se disent : « Oui le chômage, ce n’est pas une période facile mais tout de même, pourquoi elle ne se trouverait pas un petit boulot en attendant ? Ce n’est pas la preuve d’une certaine fainéantise ? »

Alors oui, je le suis, c’est sûr ! Un peu comme tout le monde, non ? Mais être fainéant(e) n’est pas une caractéristique inhérente aux chômeurs. J’ai vu des collègues de travail, par exemple, être particulièrement spécialisés dans le brassage d’air…

Sincèrement, je ne pense pas avoir un poil dans la main mais ce n’est pas pour autant que j’irai aujourd’hui faire des petits boulots. Pourquoi (oui, explique-nous petite assistée) ?

1 – Je sais ce que c’est de travailler. Mes parents ont toujours pensé qu’il était important d’apprendre la valeur de l’argent et la difficulté d’en gagner, d’évaluer la pénibilité de certains métiers et de comprendre l’importance de faire des études.

Avant d’avoir été en âge de travailler j’ai fait du babysitting et du tri de pommes de terre. (C’était sympa, j’étais avec des amies, et on s’amusait à se jeter celles qui étaient pourries en fin de journée…). Après avoir soufflé mes 18 bougies, je suis allée travailler dans une entreprise de produits cosmétiques : j’étais sur une ligne de conditionnement de vernis à ongles. (Le plus dur était de se réveiller à 4h30 du matin, une semaine sur deux). Pendant mes études universitaires, j’ai été auxiliaire de vie à domicile puis en maison de retraite. Je faisais la toilette des personnes âgées, le ménage et m’occupais de préparer les repas. Mais j’ai aussi collé des étiquettes, trié des fruits de mer, ou encore coupé des ceintures de sécurité…

2 – Je suis indemnisée par Pôle emploi. Si je me trouve un petit boulot, je serai payée le SMIC et donc environ 1 100 euros net par mois. J’habite à la campagne et je serai obligée de prendre ma voiture pour me rendre au travail. L’essence n’est pas gratuite jusqu’à preuve du contraire et si je fais mon calcul en retirant mes frais de transport à mon salaire, je ne me ferai qu’une centaine d’euros de plus que le montant de mon indemnisation. Pourquoi est-ce que je me casserais la tête à faire un boulot inintéressant, qui me prendrait du temps sur ma recherche d’emploi et qui n’aurait aucune plus-value dans mon CV ?

3 – J’ai fait des études pour pouvoir occuper un poste de chargée de communication (oui, oui, je n’ai pas trouvé mes diplômes dans une pochette surprise). J’ai fait un stage en rédaction web pour me faire les dents. J’ai tenté il y a deux ans maintenant, le service civique en tant que web reporter (une alternative pour éviter de passer par la case « chômage »). Finalement je sors d’une année de contrat professionnel en ayant occupé le poste de chargée de mission… Et, je ne compte pas mon implication bénévole, dans le pôle communication d’une association musicale.

Je sais ce que c’est de « bosser », j’ai tenté de mettre toutes les chances de mon côté pour pouvoir m’en sortir, j’en ai juste besoin d’un peu plus maintenant. Oui, je suis une assistée, mais je ne le suis pas par choix. J’arrêterai volontiers de toucher mes indemnités quand je trouverai le poste qui me convient…

Je voulais terminer sur une petite comparaison : imaginez-vous célibataire. En toute sincérité, allez-vous vous satisfaire de quelqu’un qui ne correspond pas à vos attentes, juste pour ne pas être seul(e) ? Allez-vous vous investir corps et âme pour elle ? Est-ce que vous n’êtes pas en train de perdre votre temps à rester dans cette relation ? Pour ma part, je ne veux plus de ce genre de relation…

The Chômeuse go on

Le chômeur, ce fainéant !

Bienvenue dans le monde merveilleux de Pôle emploi

poleemploi1

Un jour, on m’a dit : « Bon tu n’auras bientôt plus de travail, passe donc chez PE ! Tu vas voir, c’est sympa. C’est un monde intergénérationnel, pour l’égalité des sexes, et très interculturel… Tu vas t’y plaire. Moi par exemple, j’y suis resté un an ! ».

Bienvenue dans le monde merveilleux de Pôle emploi ! (Entre nous, ça ne vous choque pas que cela soit le nom choisi après réflexion ? Les inventeurs de PE devaient être soit très optimistes, soit un tantinet prétentieux…)

Aujourd’hui et après quelques mois dans ce magnifique univers, il y a des chiffres que je connais par cœur : mon identifiant, mon mot de passe, les horaires d’ouverture ou encore le premier jour d’actualisation de ma situation.

Et comme tout le monde, j’ai eu le droit à mon premier rendez-vous PE. (Top, hyper inspirant, je suis sortie boostée pour la recherche… Oui enfin presque…). Après quelques photocopies de mes bulletins de paie des douze derniers mois et d’autres formalités administratives, ma conseillère et moi sommes passées à l’étape de l’entretien « recherche d’emploi » :

« Comment est-ce que vous vous y prenez ? » (Avec mes deux mains et en tapant sur le clavier de mon ordinateur…).

« Je vous recommande de vous créer des alertes avec Pôle emploi, vous recevrez directement les offres de chargée de communication » (Chouette, ça me fera au moins un mail sérieux chaque jour au milieu de tous les spams…).

Je vous épargne l’intégralité de l’entretien (surtout parce que je ne m’en souviens pas dans les moindres détails – c’est pour dire à quel point l’entretien a été important dans ma vie). Elle devait sortir le même discours à absolument tout le monde : un tas de conseils et de questions sur ma stratégie, qui ne cassaient pas des briques.

Au final, cela n’a rien de très étonnant. Elle n’était pas une spécialiste dans le secteur de la communication et s’excusait presque de ne pas trop savoir vers quoi me diriger. Je ne lui jette pas la pierre. Elle fait son travail : elle me donne un statut, m’aide à obtenir une aide financière et m’accompagne du mieux qu’elle peut vers l’emploi.

Une inscription à Pôle emploi ne résout pas le problème, c’est juste de la pommade que l’on passe quand on s’est cogné dans le coin pointu d’une table. Cela aide, mais ne garantie pas que l’on ne va pas se cogner de nouveau. La solution elle, serait plus dans le changement, en prenant une table ronde par exemple, histoire d’avoir un autre angle, de trouver une alternative ! (Oui, je sais, je fais genre « métaphore filée » 😉)

Mon alternative, enfin celle que j’ai trouvée pour le moment c’est le freelance et des petites missions bénévoles. Je suis trop junior aux yeux des recruteurs, je n’ai pas suffisamment d’expériences, alors très bien, je vais leurs montrer de quoi je suis capable…

The Chômeuse go on

Bienvenue dans le monde merveilleux de Pôle emploi

Le chômeur, un champion de la remise en cause

FILLE+QUESTION1

Le chômage, c’est le genre de moment qui fait douter de tout. Je ne dis pas que c’est le propre d’un chômeur que de se remettre en doute, mais l’esprit est si peu occupé qu’il est facile de se poser sans cesse un tas de questions. L’actif au contraire a des objectifs chaque jour, des deadlines à respecter, bref, il a la tête dans le guidon !

Pourquoi ai-je fait autant d’études ? « Travaille bien à l’école, tu auras un bon boulot ». Vous y avez eu droit ? Oui, moi aussi et j’ai suivi ce conseil car après tout, ça n’avait pas l’air d’être si mal. Pour être honnête, c’est un très bon conseil. Il faut juste penser à ajuster aujourd’hui : « Travaille bien à l’école, tu mettras plus de chances de ton côté pour t’en sortir dans la vie ».

Me suis-je trompée de voie ? Est-ce que si j’avais été meilleure en mathématiques et en physique j’aurais pu me permettre d’entrer dans le parcours scientifique, de faire une école d’ingénieur et de rentrer dans une grande entreprise ? En même temps, j’ai adoré mon cursus universitaire, les commentaires de texte en histoire, la renaissance italienne, lire la revue mensuelle de la « Surgélation » ou la « Revue générale du froid » pour mon mémoire (c’est tellement sexy, hein ?).

Mais qu’est-ce qu’il manque à mes (fichues) lettres de motivation ? Je ne suis même pas appelée pour un entretien téléphonique. Pourtant je mets en pratique la technique du « moi, vous, nous ». Je relis une bonne vingtaine de fois mes lettres pour supprimer mes fautes d’orthographe et de syntaxe. Je fais des recherches sur la structure pour laquelle je postule et intégre des éléments pertinents… So what the hell ? Un jour et en désespoir de cause, j’ai tenté l’envoi d’une lettre non conventionnelle histoire de faire la différence en faisant rire le recruteur… J’avais commencé par :

A la recherche d’une chargée de communication ? Parfait ! Je suis libre, diplômée et forte d’une année d’expériences. Vous vous dites sûrement encore une qui tente l’originalité pour attirer l’attention… Tout juste ! J’espère que vous y lirez un effort de ma part pour accrocher votre regard, vous montrer ma motivation et à défaut vous faire sourire.

Il n’a pas du apprécier, je n’ai eu droit qu’à une réponse-type, sans plus.

Suis-je trop exigeante ? Devenir chargée de communication junior est mon objectif aujourd’hui. Je sais monter un plan de communication, créer des supports multimédias, gérer un site, animer des réseaux sociaux, ou encore gérer un budget. Pourquoi est-ce que je devrais me contenter d’un poste de rédacteur web ou encore de content writer ? (No offense pour ceux qui souhaitent faire ces métiers). J’aime la polyvalence du métier de chargée de communication et je suis convaincue de pouvoir répondre aux attentes. Et si jamais je ne maîtrise pas tout dès le début, je serai capable d’apprendre sur le tas, j’ai été formée pour.

Le doute me fait perdre confiance en moi et plus les mois passent, plus le doute grandit. Mais je ne suis pas du genre à me laisser abattre et le seul remède que j’ai trouvé pour lutter contre la remise en question était une tablette de chocolat par jour, des Monster munch ou des chips à la crevette et des films avec Hugh Jackman… 🙂 Plus sérieusement, je continue à faire ce que doit faire une chargée de communication. J’écris, je fais des montages vidéo, des affiches, des documents, des sites, des logos, (bénévolement évidemment). J’ai un retour de ce que je produis, la reconnaissance d’une tierce personne et je me sens moins inutile…

The Chômeuse go on

Le chômeur, un champion de la remise en cause

Les chiffres de mon chômage

strategy

Le chômage a baissé de 0,5% [et d’après le gouvernement, il faudrait s’en réjouir], mais seulement pour la catégorie A [ce qui correspond aux demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, sans emploi].

Au total, le nombre de chômeurs a augmenté de 0,3% sur un mois, et de 6,2% sur un an, toutes catégories confondues.

C’est « Libération » qui le dit ! Beaucoup de statistiques sont publiées sur le pourcentage du chômage et son évolution en France, mais je ne trouve pas qu’elles soient particulièrement parlantes.

Pour moi, le chômage en chiffres c’est plutôt :

– 181 jours d’inactivité

– Deux rendez-vous Pôle emploi (vous savez le premier que l’on pourrait appeler « Vos premiers pas chez PE » et le deuxième « Vous n’êtes pas seuls, on cherche avec vous ». On en reparlera plus en détails un peu plus tard…)

– Environ cinq à sept candidatures par mois qui me tiennent vraiment à cœur (c’est peu oui, mais ce sont des candidatures que je peux défendre)

– Une à deux heures de recherches et de lecture sur l’établissement qui m’intéresse

– Deux à trois heures de rédaction pour chaque candidature (oui, je sais, je ne suis pas une rapide…)

– Une réponse positive depuis le début de ma recherche (je vous assure, c’est loin d’être facile à avouer aux gens…)

– Un entretien téléphonique d’une demie heure (et beaucoup d’espoir mis dans le poste…)

– Un entretien qui a suivi, en face à face avec trois personnes pour vous juger et surtout, un questionnaire à remplir juste avant, histoire d’avoir un peu plus d’éléments pour vous départager des autres candidats lors du premier round (Oui, c’est sûr qu’après une lettre de motivation, un CV, un entretien téléphonique et un entretien de visu, le questionnaire était indispensable pour savoir si j’étais compétente ou pas…)

– Sept minutes pour convaincre lors d’un job dating (pour être totalement honnête, c’est un très bon moyen de s’entraîner aux entretiens)

– Des heures à chercher des annonces sur le Net (avec toutes les alertes que j’ai pu me créer, je suis certaine que les chômeurs sont des champions hors compétition de veille)

– Parfois zéro retour de recruteur (no comment)

– Beaucoup de retours négatifs…

– Et évidemment un blog pour parler du chômage et tenter de faire sourire ceux qui sont dans la même situation que moi… 😉

The Chômeuse go on

Les chiffres de mon chômage

Discussion sur la recherche d’emploi avec une PBI (Personne Bien Intentionnée)

business-discussion

Depuis que je suis au chômage, j’a eu beaucoup de discussions sur la façon de chercher un emploi et j’ai toujours reçu beaucoup de conseils… Alors ne vous méprenez pas, je ne suis pas contre des conseils, au contraire. Mais, le fait de ne pas trouver aujourd’hui de travail n’est pas forcément la conséquence d’une mauvaise recherche. J’sais pas, je dirais par exemple que c’est peut-être un peu le contexte économique actuel…

Ici, il ne s’agit pas d’une réelle conversation. J’ai simplement compilé des remarques et conseils que j’ai pu avoir ces derniers mois…

La personne bien intentionnée ou la PBI : Pourquoi tu ne postules pas plus ?  Ça te donnerait plus de chances ! (Ça me fait toujours penser au slogan « Travailler plus pour gagner plus ! » Ah si les choses étaient si simples)

Moi : Tu sais, les recruteurs ne recherchent pas tout le temps des juniors… Et que je le veuilles ou non, c’est bien ce que je suis aujourd’hui…

La PBI : Oui, d’accord mais franchement, j’en vois passer plein des annonces de chargée de communication… (sous-entendu, tu ne ferais pas un peu ta difficile là ?)

Moi : Oui, je ne dis pas le contraire. Mais parfois le poste demande plus de connaissances en marketing par exemple, chose que je n’ai pas… Et puis tu sais, je recherche plus dans le milieu associatif.

La PBI : Ah oui, mais là… Les associations, elles n’ont pas d’argent. Tu tends un peu le bâton pour te faire battre (en fait, les gens le pensent plus qu’ils ne le disent vraiment… Et oui, désolée de savoir où j’ai envie de travailler, mais pardon, poursuis !). Pourquoi tu n’essaierais pas du côté des agences de communication par exemple ? (Idée de génie, damn heureusement que tu étais là !)

Moi : Figure-toi que j’y avais pensé… C’est un bon compromis en plus ! Il existe des agences qui ont un axe orienté RSE et qui bossent pour des associations ou des entreprises de l’ESS, mais ça n’a pas marché…

La PBI : Et ton réseau, tu le fais marcher un peu ? (Non, je le laisse dormir, c’est beaucoup plus utile…)

Moi : Oui, bien sûr… J’ai même eu pas mal de soutiens. Mais quand il n’y a pas de poste, on ne peut rien faire de plus…

La PBI : Et reprendre une formation, ça ne te tenterait pas ? (Là, chère PBI, il s’agit de reculer pour mieux sauter, et surtout il n’y a aucune garantie de faire un meilleur saut)

Moi : Après un master d’histoire et un master pro en communication, je pense que je suis suffisamment armée niveau théorie… J’pense qu’il me faut de la pratique.

La PBI : Ah oui… C’est pas facile, en ce moment.. (Sans blague, merci pour ta contribution…)

Moi : Non, en effet… Mais ne t’inquiète pas, je vais trouver ! C’est une question de temps, et d’un soupçon de chance !

Pour être honnête, je sortais le même discours à mes amis au chômage il y a quelque temps quand je travaillais… Je pensais vraiment les aider en balayant avec eux, toutes les possibilités pour trouver un emploi…

Chères PBI, je vous aime et je vous remercie de vous soucier de moi (c’est sincère)… Mais je vais me débrouiller pour le travail, parlons juste d’autres choses si vous tenez vraiment à m’aider, ça me changera les idées !

The Chômeuse go on

Discussion sur la recherche d’emploi avec une PBI (Personne Bien Intentionnée)

Chercher un emploi, c’est un peu comme chercher l’âme sœur sur le Net

premier-rendez-vous1Vous ne vous êtes jamais dit qu’une recherche d’emploi, c’était un peu comme chercher l’âme sœur sur un site de rencontres ? 

– Pour s’inscrire, on entre son nom, prénom, âge, centres d’intérêt, ce qu’on recherche dans la vie, son parcours…

– Une fois enregistré, on reçoit des propositions censées nous correspondre

– On finit par trouver quelque chose ou quelqu’un d’intéressant, alors on se met à écrire

– En écrivant, on fait tout pour correspondre aux attentes de l’autre

– Parfois, l’autre répond, parfois pas

– Mais lorsqu’il répond positivement pour une première rencontre, on se met à y croire dur comme fer et à se projeter parfois un peu trop loin (comme une recherche d’appartement par exemple…)

– Arrive alors la première rencontre : on est toujours bien apprêté et en général, très nerveux

– Pendant la rencontre, on se teste mutuellement et on essaie de voir s’il y a le « feeling »

– A la fin du rendez-vous, on se dit qu’on se tient au courant mais on sait que l’on n’est pas la seule personne en lice…

– Juste après la rencontre, on appelle son ou sa meilleur(e) ami(e) pour tout lui raconter en détails (« Je me suis vraiment emmêlée les pinceaux », « j’étais pas du tout moi pendant le rendez-vous… »)

– Et puis on attend… On attend nerveusement un retour, avec le portable en permanence sur soi et même le week-end (on ne sait jamais…)

–  Finalement, on reçoit par écrit un mot qui dit à peu près toujours la même chose : « Tu es quelqu’un de très bien mais je ne pense pas que ça va le faire entre nous. Je suis sur(e) que tu trouveras mieux ailleurs »… Dans une version plus policée, cela donne : « Nous vous remercions de l’intérêt que vous nous avez porté. Cependant, et ce malgré votre très bon profil, nous ne pouvons donner suite à votre candidature. Nous vous souhaitons plein de succès dans vos recherches. »

– Alors si c’était vraiment important, on se transforme en Bridget Jones à manger de la glace et déprimer devant des films (merci Netflix) en se disant plus jamais je ne mettrai autant d’espoir dans un premier rendez-vous… Ou si finalement, on se rend compte que ça ne valait pas tant le coup que ça, on se remet vite à la recherche…

Alors, j’ai pas raison ? 😉

The Chômeuse go on

Chercher un emploi, c’est un peu comme chercher l’âme sœur sur le Net