Does The Show Must Go On ?

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Depuis quelques mois maintenant, je me tâte sévèrement à écrire le dernier article des Tribulations d’une chômeuse. J’ai finalement chopé un petit CDD et je me suis dit qu’il était peut-être temps de clôturer les choses.

L’idée était d’apporter tous les éléments positifs du chômage…

Whaaat ? vous vous dites… Elle a passé son temps à tourner en dérision PE, les employeurs et l’entourage bienveillant et dès qu’elle se trouve un boulot, dès que tout roule pour elle, elle retourne sa veste ! Une vraie raclure cette Chômeuse go on… (J’vais me deliker direct de sa page Facebook tiens, ça lui apprendra…)

Tout doux mes petits, je m’explique :

En fait, mon année de chômage a été particulièrement pleine. Curieux n’est-ce pas, sachant qu’on est censé être totalement inactif ? Alors j’vais faire l’bilan, calmement en m’remémorant chaque instant… Histoire que vous compreniez où je veux en venir.

Le fait d’être inactive m’a forcé à me poser des questions… Alors je vous vois venir, pas celles du type : Mais qu’est ce que je vais pouvoir manger ce soir ? ou Est-ce que j’ai bien fermé ma porte à clé ? Certes, très utiles mais que je me pose au moins dix fois par jour que je sois au chômage ou non. En fait je pensais plus à ce genre de questions :

  • Est-ce que trouver un travail est une finalité dans la vie ?
  • Est-ce que travailler obligatoirement dans le milieu de la communication va me rendre heureuse ?
  • Comment est-ce que j’ai envie de vivre mes prochaines années ?
  • Qu’est-ce qui est le plus important pour moi ? Avoir un travail intéressant, stimulant intellectuellement, ambitieux ou juste un boulot qui me permette de me nourrir et qui m’apporte suffisamment d’argent pour voyager et découvrir des contrées lointaines ?

Alors ça peut paraître prétentieux de ma part et me donner de faux airs de philosophe, n’empêche que ça ne m’était pas arrivé depuis longtemps de cogiter. Et c’est bien grâce à ma période de chômage (et oui, premier point positif) que j’ai eu l’opportunité de le faire. Soyons honnête, une fois en poste, c’est clairement plus difficile de pouvoir réfléchir, prendre des risques sur sa situation, changer de direction… Les choses (qu’elles soient bonnes ou mauvaises) sont établies : on les vit pleinement au mieux, on les subit dans le pire des cas.

Etre au chômage, ça vous exclut de la société (et d’une petite porte ouverte enfoncée)… Pour vous donner une idée, c’est comme si on devait passer à chaque fois son tour au jeu du Monopoly. On voit les autres avancer, grandir, évoluer dans le système, alors que par malchance on doit rester coincé sur la même case en attendant de piocher la bonne carte. J’ai passé les six premiers mois à attendre, et finalement, j’ai fini par oser… Oser l’ouvrir sur la situation du chômage, oser aller vers les autres, oser entreprendre de nouvelles choses sans avoir de garantie de succès, d’argent ou de reconnaissance. Je dois dire qu’aujourd’hui, je me sens plus forte (deuxième point positif) et surtout je n’ai plus peur de tenter une expérience.

Le chômage c’est finalement beaucoup de belles rencontres. Pour ma part, l’un de mes amis a su grâce à son mode de vie me proposer des alternatives et surtout à m’apaiser (oui, j’en avais vraiment besoin). J’ai toujours essayé d’écrire mes billets de façon humoristique, mais je peux vous assurer qu’intérieurement, je suis passée par toutes les phases : colère, déni, frustration, culpabilité, moments dépressifs… Un peu comme si je faisais le deuil d’un idéal que l’on m’avait inculqué (= si tu fais des études, tu trouves un travail à la hauteur de tes compétences). Actuellement dans une étape de reconstruction, je me sens apaisée. Je sais que l’obtention d’un travail n’est pas une finalité et j’ai surtout l’intention d’être dans l’action et de sortir des sentiers battus (et oui, les gars, il n’y a plus tellement de place sur les autoroutes, il faut se créer de nouveaux sillons). Alors oui, le chemin traditionnel de la recherche d’emploi peut donner de bons résultats, mais les alternatives sont à envisager très sérieusement : elles apportent énormément lorsqu’on les expérimente.

Sachez que je ne suis pas sortie d’affaire et que je suis encore loin d’accepter un éventuel retour au chômage (oui, d’ici un mois, je devrais avoir plus de temps pour moi, si vous voyez ce que je veux dire). Malgré tout je l’envisage avec plus de sérénité qu’auparavant parce que j’ai des projets qui me feront avancer coûte que coûte.

Arrêter d’écrire (vous l’aurez peut-être compris) m’est donc assez difficile : j’aimerais savoir si votre situation du chômeur vous a poussé à dépasser vos limites, à sortir du carcan ou au contraire vous a complètement paralysé dans votre projet de vie… (Vous connaissez le chemin pour m’écrire, la page Facebook, direction messages privés)

Bon désolée, l’article n’était pas particulièrement très drôle, j’essaierai de faire mieux pour les prochains, because…

…The Chômeuse go on

Does The Show Must Go On ?

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